Un peu de douceur

Publié le par La Spirale

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Bonjour à tous et toutes !

comme le disait Richard Berry dans une fameuse publicité, il n'y a rien de choquant à se laisser aller à un produit qui nous fait du bien.

 

Et du yaourt, nous sautons allègrement sur notre pratique, celle qui fait que même lorsque l'on boit son thé ou café du matin, on essaie de vivre pleinement et donc corporellement les enseignements de nos sempai et /ou de nos Maîtres. Nous sommes donc le produit de notre cheminement. Capillo-tracté ? Peu être, mais baste!

 

Alors oubliez mon accroche publicitaire de ce post et concentrons nous sur l'aspect "douceur".

 

De beaux articles,  récemment, témoignent du "laisser faire", du "non-agir" et c'est dans ces acceptions que je parlerai de la douceur.

 

Il y a quelques années de cela ma pratique ( tardive, ayant commencé la karate shotokan Oshima-ha vers mes 18 ans), a glissé vers une sédimentation corporelle ( lié au passage Jka ?) qui,  je dois bien l'admettre, m'enquiquine prodigieusement  actuellement.

 

La notion de force passait par une certaine forme de musculation et une crispation du corps... illusoire.

 

Et là, c'est la claque !

Ayant ressenti les techniques fluides de Hino Sensei et la densité corporelle d''Akuzawa Sensei, on est en droit de se demander pourquoi, comment on a pu perdre autant de temps ?!  La réponse est complexe mais il n'en demeure pas moins que c'est nous et nous même qui nous égarons le long du chemin... et ça  ça fait mal à l'ego, surtout quand on se persuade d'avoir "un niveau"...

 

J'avoue que j'étais un peu condescendant vis-à vis des pratiquants de Tai-chi  et ... des Aikidoka... ;-)

( entre autres... c 'est dire le melon à une époque... mea culpa) parceque je n' arrivais pas à percevoir l'efficacité qu'apporte ce travail.

 

Comment un mouvement travaillé lentement apporte une réelle transformation dans notre pratique ? Le "faible" peut-il vraiment l'emporter sur le sauvage sans pitié, version Golgoth ? Comment mesurer son efficacité martiale sans se fourvoyer et être sur qu'on ne brasse pas de l'air en discourant sur l'exotisme de sa tenue ou du langage fleuri venu d'un orient profond ?

 

Quoiqu'il en soit, lorsque le corps et l'esprit sont tendus, crispés, stressés, c'est l'impasse, car on entre dans le jeu du physique;- qui arrivera très vite à bout. De plus, dans notre corps rien n'est au repos, il y a toujours du mouvement, de la contration, de la dilatation, de la compression, de l'ouverture, la stagnation est la porte qui mène à la rupture, à la mort !

 

La douceur, c'est l'attention  fine  porté à son corps, ses sensations internes physiques et mentales, mais c'est également le rapport avec le monde extérieur, Aïté.

 

Peu-être que je tombe dans une autre illusion, mais au regard de mes récentes expériences martiales, il est pour moi indéniable que le travail en force est moins pertinant et que finesse n'est pas synonyme de faiblesse, meme si cela semble se mettre en place plus lentement dans la pratique.

 

Adeptes, je fais miens les mots de monsieur de Vinci :

 

"La simplicité est la sophistication extrème"

 

Bonne pratique à tous !

 

Dja ne.

 

 

 

 

Publié dans Réflexions

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